A cette époque, j'avais quatorze ans. Je ne me souviens pas très bien comment j'étais, mais je me ventais d'avoir des amis. Je repense déjà aux soirées, chez moi, allongé sur mon lit, à réfléchir au déroulement de ma vie. Elle n'était pas pourtant des plus passionnantes.
Cependant, comme tout les enfants, j'avais ma part de chagrin. Je n'étais pas en mesure de surmonter les épreuves normales d'un adolescent de mon âge.
Tout commença vers au début de mon arrivé dans mon collège. Un collège où on nous écoutez et où l'on nous traités avec respect. Mais, c'est en troisième qu'un déclic se produit. Je me sentait libre, grand et intelligent. Je me voyais plus mature que les autres. Je pense que cela à toujours été mon problème. Je ne pouvais pas supporter les autres. Eux, mes amis. Eux, ceux que je ne pouvais pas voir. Eux, les immatures. Ils me prenaient pour leur ami, alors que moi je les haïssais, je voulais les voir souffrir, comme moi je me faisais souffrir. Chaque mauvais moments de ma vie était marqué de coups de ciseaux, sanglants, sur la main ou le bras de mon côté de bras gauche. Je les appelais les immatures, pourtant, ils profitaient de leur amitié de leur vie. Je me sentais exclus de leur cercle. Quand je m'en rendis compte, quand je sentis que le problème n'était pas les autres, mais moi, un coup de ciseau sur la main vint s'ajouter aux autres. Et moi, content de moi, je suçais mon sang. Mes yeux brillaient de joie, mais au fond de mon âme, au fond de mon c½ur, je voulais pleurer.
C'est alors que j'eus l'idée d'écrire un journal intime. Malheureusement, j'arrêta de l'écrire après la dixième pages où je conclu « La vie ne vaut pas d'être vécus. Tout le monde se fout de ce qui peut m'arriver ». Encore aujourd'hui, la douleur d'être laissé de côté me ronge de jour en jour dans un silence des plus bruyants.
